Michael Hudson – Europe’s Deadly Transition From Social Democracy to Oligarchy

The easiest way to understand Europe’s financial crisis is to look at the solutions being proposed to resolve it. They are a banker’s dream, a grab bag of giveaways that few voters would be likely to approve in a democratic referendum. Bank strategists learned not to risk submitting their plans to democratic vote after Icelanders twice refused in 2010-11 to approve their government’s capitulation to pay Britain and the Netherlands for losses run up by badly regulated Icelandic banks operating abroad. Lacking such a referendum, mass demonstrations were the only way for Greek voters to register their opposition to the €50 billion in privatization sell-offs demanded by the European Central Bank (ECB) in autumn 2011. Lire la suite

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Gilles Raveaud – La victoire du constitutionnalisme économique

Les projets actuels d’inscription des règles d’équilibre budgétaire dans les Constitutions des pays membres de la zone euro ne sont pas seulement la conséquence de la crise : approfondissant la logique du traité de Maastricht, ils font écho aux théories économiques qui ont balayé le keynésianisme à partir des années 1970.

La théorie économique a connu un changement d’orientation brutal au cours des années 1970 : la crise économique de l’époque va conduire à la contestation radicale des idées keynésiennes, jusqu’à alors dominantes. Lire la suite

Paul Krugman – Nous, les 99 pour cent

 

La RTFB — Radio Télévision Francophone de Belgique — offre dans son service public … des traductions des billets de Paul Krugman, le Prix Nobel d’Economie qui tient un blog « The Conscience of a Liberal », hébergé par The New York Times.

Le billet ci-dessous a provoqué de très vives réactions. Paul Krugman y répond (voir plus bas) par ces premiers mots : « And it’s true — I’m a Sharia Jewish atheist Marxist who hates America! Bwahahaha! »

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« Nous, les 99 pour cent » est un slogan formidable. Il définit très bien ce qu’est d’être la classe moyenne par opposition à l’élite (et non pas la classe moyenne par opposition aux pauvres ). Lire la suite

Cédric Durand – La dette jusqu’où

Dette. Un mot très lourd. Un mot qui mêle de manière inextricable des considérations morales et financières… La langue allemande est éloquente à ce sujet puisqu’elle utilise le même vocable, Schuld, pour dire « dette » et « culpabilité ». Les anthropologues aussi ont beaucoup à nous apprendre. Lire la suite

Jean Marie Harribey – Crise de la dette ou dette de la crise ?

Il est certain que Georges Papandréou se serait épargné l’humiliation que lui ont fait subir de manière honteuse Merkel et Sarkozy s’il avait soumis à référendum les plans d’austérité il y a deux ans et non pas en catastrophe maintenant. Et surtout il aurait peut-être épargné à son peuple nombre de désagréments. Pour ce qui concerne Merkel et Sarkozy, leur arrogance de puissants en dit long sur leur cynisme et leur mépris de la démocratie. Il faut bien ça pour éviter d’avoir à reconnaître que ce sont les politiques néolibérales qui ont mené à la crise, la Grèce n’ayant finalement fait qu’appliquer jusqu’au bout le précepte en vogue partout : faire reculer l’impôt à tout prix, surtout celui des riches, de telle sorte que ceux-ci puissent prêter aux États, et amorcer ainsi l’engrenage de la dette.

La monnaie et la dette sont au cœur de l’extraordinaire crise que connaît le capitalisme mondial depuis plus de quatre ans. La finance ayant pris le pouvoir avec la bénédiction de tous les gouvernements pour imposer la « valeur pour l’actionnaire », les classes dominantes ont cru trouver la parade à la crise de suraccumulation du capital (tous les secteurs productifs sont en surcapacité de production), d’une part en développant une gigantesque spirale spéculative, d’autre part en palliant la stagnation des salaires par l’endettement. La catastrophe ne pouvait que survenir : partie du secteur de l’immobilier aux États-Unis, elle a gagné le secteur bancaire et financier, puis toute l’économie qui est entrée en récession ou stagnation, provoquant ainsi un accroissement des déficits publics. L’Union européenne et la zone euro, qui devaient être des remparts, ont été des bombes à retardement.

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