Diana Johnstone – The French Chose a New “President”; Will the Eurocrats Let Him Do Anything?


The choice of François Hollande over Nicolas Sarkozy was an extreme case of the lesser of two evils.   Seldom has a winning candidate inspired so little enthusiasm.  Considering how unpopular Sarkozy was, according to polls, the final vote of 51.6% for Hollande to 48.4% for Sarkozy was surprisingly close. Voting for the bland and inoffensive Hollande was finally the only way to get rid of the agitated Sarkozy, aggressively pretending to be President of France.

There is no more real President of France.  The leader who is elected to occupy the Elysée Palace no longer lays down the policy direction to be taken by the nation. That role has been largely taken over by the European Union Commission in Brussels. Lire la suite

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Eugene Robinson – Death to Austerity

Economic austerity is a dangerous, self-defeating intellectual fad. Perhaps I should say that’s what it was, given Sunday’s election results in Europe. Perhaps I should also say good riddance.

Voters in France, Greece and even Germany—a hotbed of the austerity cult—told their political leaders, in no uncertain terms, that boosting economic growth is more important than cutting government spending. Here in the United States, I hope that Democrats, at least, were paying attention; I fear that the addled ideologues who control the Republican Party will never get the message. Lire la suite

Democracy Now ! – « A Political Implosion »: Anti-Austerity Parties Win Historic French and Greek Elections

Voters in Europe have supported anti-austerity candidates in landmark victories. In France’s presidential election, François Hollande was elected as the first Socialist to lead France in 17 years. Greek citizens rejected two parties in parliamentary elections that had pledged to enact harsh international bailout measures. Meanwhile, Greece’s neo-Nazi Golden Dawn party could enter parliament for the first time. « Just like after 1929, when you start with a Wall Street collapse, which then spreads throughout the breadth and width of the world capitalist economies, similarly, after 2008, we have an economic crisis that shook the foundations of the eurozone, » says Yanis Varoufakis, professor of economic theory at the University of Athens in Greece. « The political class, just like in the 1930s, has failed spectacularly to mount a response to this economic crisis, and now there is a political implosion. »  Amy Goodman – Democracy Now ! May 7, 2012

GUEST: Yanis Varoufakis, professor of economic theory at the University of Athens in Greece.

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Raphaël Kempf – Quand les socialistes libéraient la finance

 
Le candidat est lyrique et la pique fait mouche. Son « adversaire », son « véritable adversaire […] n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance ». En ce 22 janvier, au Bourget, François Hollande a prononcé le discours qui lui permettra peut-être d’emporter la bataille présidentielle. En s’attaquant à la finance, il se place aux côtés des nombreux Français qui espèrent que soit mis fin aux excès du capitalisme financier mondialisé.Il n’est pourtant pas sûr que cet adversaire soit vraiment anonyme. Il n’est pas évident qu’aucun parti ne soit à ses côtés pour lui permettre de croître. L’étude de l’histoire récente de la mondialisation montre au contraire que la finance a bénéficié de soutiens de poids. Sans des gouvernements, sans des autorités publiques détentrices du droit de promulguer des lois, la finance n’aurait pas pu se libéraliser. Et, pourrait-on ajouter, sans le choix fait par les socialistes français d’embrasser le capital, la finance n’aurait pas pu, pour reprendre les mots de François Hollande, prendre « le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies ».  Lire la suite

Frédéric Lordon – A 75 % les riches partiront ?

Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Ils sont très remplaçables, leur fortune est inutile à l’économie, et elle est un trouble à l’ordre public. Ah oui : en partant, qu’ils n’oublient pas de déposer leur passeport à la porte. Avant de la prendre.

Les faux-semblants de la gauche serpillière

Il y a suffisamment de raisons d’être affligé de la campagne du candidat « socialiste » — qui ne trouve mot à redire au traité MES [1] institutionnalisant les principes de l’« ajustement structurel », promet de renégocier le TSCG [2] avec la franchise d’un trafiquant de voitures d’occasion, fait des moulinets contre la finance avant de se rendre à Londres jurer l’innocuité de ses intentions réelles — il y a, donc, suffisamment de raisons d’affliction pour ne pas noter le moindre tressaillement du gauchomètre, dont tous les tracés étaient restés jusqu’ici absolument plats. Sans doute l’oscilloscope n’est-il pas menacé d’exploser : le maniement de la fiscalité individuelle n’est le plus souvent qu’un instrument de correction d’effets dont on préfère ne pas attaquer les vraies causes. Lire la suite

Frédéric Lordon – Une gauche … de gauche

Gauche de gauche, gauche de droite

Par une déformation de lecture dont on ne sait plus ce qu’elle doit à une incompréhension feinte ou à la simple bêtise, les éditorialistes se sont plu à entendre une mention à la « gauche de la gauche » quandla tribune publiée il y a quatorze ans par Pierre Bourdieu en appelait, elle, à une « gauche de gauche » – formidable pouvoir des mots qui en deux signes à peine modifient du tout au tout le sens d’un propos. Il est vrai que les intérêts à ne pas comprendre étaient trop puissants pour que Bourdieu ait la moindre chance d’être entendu, qui n’avait aucune intention de disserter sur les mouvements (symptomatiquement) dits d’« extrême-gauche », et seulement celle d’appeler « la gauche » à être de gauche – si ça n’était pas trop demander. Lire la suite