Michel Feher – L’économie de la xénophobie

Le réveil tardif des modérés de la droite ne doit pas faire illusion : même si le résultat des élections législatives semble leur ouvrir une petite fenêtre d’opportunité, on voit mal comment l’UMP pourrait fonder son projet de reconquête sur un programme dont l’attachement à la rigueur budgétaire et le combat contre l’assistanat seraient les seules composantes. Faut-il rappeler que la campagne de Nicolas Sarkozy, qui reprenait à son compte les priorités de Marine Le Pen, n’a guère empêché l’électorat conservateur de voter pour lui ? A-t-on oublié les enquêtes d’opinion qui signalent qu’une part considérable des sympathisants de l’ancienne majorité souhaite la formation d’une alliance avec le Front national ? N’est-ce pas pour hâter une pareille recomposition de la droite que tant d’électeurs frontistes refusent de reporter leurs voix sur les candidats d’un parti dont les instances dirigeantes rechignent encore à la formaliser ? Bref, en dépit des remords exprimés par les nostalgiques de la droite d’avant Sarkozy, il est à craindre qu’en cas de désaveu d’une présidence «normale» insuffisamment audacieuse, l’alternance à venir permette à une coalition bleue-brune de s’imposer. Lire la suite

Publicités

Interview: Joseph Stiglitz Sees Terrifying Future for America If We Don’t Reverse Inequality

Nobel Prize-winning economist Joseph Stiglitz, one of America’s most prescient voices, wrote an article for Vanity Fair several months before Occupy Wall Street was born. « Of the 1%, by the 1%, for the 1% » called attention to the widening gap between rich and poor and its deadly impact on our society and its democratic institutions. In his newly released book, The Price of Inequality, Stiglitz returns to this theme of a divided society, delving into the origins and consequences of economic unfairness. I caught up with Professor Stiglitz and talked to him about how the persistent myths and beliefs associated with our capitalist system help to drive this trend, turning America from a land of opportunity to a land of broken dreams. Lire la suite

Joseph Stiglitz – The Price of Inequality and the Myth of Opportunity

America likes to think of itself as a land of opportunity, and others view it in much the same light. But, while we can all think of examples of Americans who rose to the top on their own, what really matters are the statistics: to what extent do an individual’s life chances depend on the income and education of his or her parents?

Nowadays, these numbers show that the American dream is a myth. There is less equality of opportunity in the United States today than there is in Europe – or, indeed, in any advanced industrial country for which there are data. Lire la suite

Steve Horn – Wisconsin and the Left

There was an expression among activists that went “One year longer, one year stronger” a year after the beginning of the “Wisconsin Uprising” here in Madison, WI. The reality is that one year+ longer, the left as an organizing force is “one year weaker.” The truth? People, as a mass movement in the United States, are attracted to right-wing populism, embodied by the likes of Wisconsin Republican Gov. Scott Walker, who recently won the recall election by an astounding 7-percent landslide. Sure, there are refrains, such as “this was an auction, not an election,” and that “money won this election.” But people still voted and have agency. And Walker won by a long-shot. Lire la suite

Ugo Mattei – Rendre inaliénables les biens communs

Lorsqu’un Etat privatise une voie ferrée, une ligne de transport aérien ou un hôpital, qu’il cède la distribution d’eau potable ou vend des universités, il exproprie la communauté d’une partie de ses biens ; une expropriation symétrique à celle qu’il réalise sur la propriété privée lorsqu’il souhaite construire une route ou tout autre ouvrage public. Dans un processus de privatisation, le gouvernement vend quelque chose qui n’est pas à lui, mais qui appartient proportionnellement à chacun des membres de la communauté, de la même manière que, lorsqu’il saisit un champ pour construire une autoroute, il acquiert par la coercition une propriété qui n’est pas la sienne.

Cela revient à dire que toute privatisation décidée par l’autorité publique — représentée par le gouvernement du moment — prive chaque citoyen de sa quote-part du bien commun, comme dans le cas d’une saisine de bien privé. Mais avec une différence de taille : la tradition constitutionnelle libérale protège le propriétaire privé de l’Etat bâtisseur, en instituant l’indemnisation pour expropriation, alors qu’aucune disposition juridique, et encore moins constitutionnelle, ne protège de l’Etat néolibéral lorsqu’il transfère au privé des biens appartenant à la collectivité. Lire la suite

Catastroïka – Documentaire Infowar

« Les créateurs du Debtocracy , le documentaire vu par plus de 2 millions de spectateurs, reviennent avec une nouvelle production. CATASTROÏKA cherche les conséquences de la liquidation totale de la Grèce.

Révisant des exemples de privatisations dans des pays développées, CATASTROÏKA essaie de prévoir ce qui va se passer si le même modèle s΄applique à un pays sous surveillance économique… » Fondation Copernic


* * *

Chris Hedges – Northern Light

I gave a talk last week at Canada’s Wilfrid Laurier University to the Congress of the Humanities and Social Sciences. Many in the audience had pinned small red squares of felt to their clothing. The carre rouge, or red square, has become the Canadian symbol of revolt. It comes from the French phrase carrement dans le rouge, or “squarely in the red,” referring to those crushed by debt. Lire la suite