Philippe Askenazy – « Croire que la politique de l’emploi crée de l’emploi, c’est une erreur »

Alors que l’emploi reste la priorité des Français, la stratégie de François Hollande exposée pendant la campagne fait débat : le Président-élu entend actionner le même levier que Nicolas Sarkozy, peser sur le « coût du travail ». Autrement dit, jouer sur les cotisations sociales des entreprises. La solution est appliquée depuis plus de vingt ans en France, sans résultats, fait remarquer Philippe Askenazy. Critique libérale ? Pas vraiment. Le chercheur fait partie des Economistes atterrés, qui « ne se résignent pas à la domination de l’orthodoxie néolibérale », et pensent que « d’autres politiques économiques sont possibles ». Directeur de recherche au CNRS et docteur à l’EHESS, Philippe Askenazy envisage d’autres solutions pour l’emploi en France. Lire la suite

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Paul Krugman – Those Revolting Europeans: How Dare the French and Greeks Reject a Failed Strategy!

 « Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps »

 Le prix Nobel d’économie Paul Krugman analyse dans un éditorial du New York Times les résultats de ce dimanche électoral en Europe : « Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps. » L’économiste américain voit en effet dans les votes grecs et français le signe clair que « la stratégie qui consiste à opter pour l’austérité prend fin, et ceci est une bonne chose. » Lire la suite

Aurélien Bordet – L’hôpital mis à mal


Recensé : Bertrand Mas, Frédéric Pierru, Nicole Smolski et Richard Torrielli, L’hôpital en réanimation, Editions du Croquant, collection Savoir agir, Paris, 2011. 368 p., 19 €.

L’hôpital subit depuis 2009 des réformes lourdes de conséquences pour ses agents comme ses patients. Un ouvrage collectif montre comment le management pénètre progressivement tous les aspects de la vie hospitalière pour en modifier l’activité et la finalité. Lire la suite

Partenariat Public-Privé : Une bombe à retardement ?

Préambule : Faute d’une Caisse des Dépôts & Consignations suffisamment puissante, et dans le meilleur des mondes néo-libéral, les collectivités locales ont dû, pour faire face à leurs dépenses (parfois somptuaires, mais pas toujours), recourir auprès des banques, à des emprunts qui ont pu s’avérer « toxiques ». Entendre ici, que le service de la dette va exploser. Lorsque les banques ne prêtent plus ou pas assez, l’Etat, pour ses commissariats, ses hôpitaux et les collectivités locales recourent également aux Partenariats Public-Privé. Si l’on observe l’exemple britannique, ils pourraient être l’autre bombe financière à retardement. Lire la suite

Dany Lang : «Ils veulent la peau de l’État social et ils ont là une occasion»

A quelques heures du sommet européen de Bruxelles, le énième de « la dernière chance pour sauver la zone euro », Dany Lang, membre du réseau des Économistes atterrés, enseignant à Paris-XIII, analyse pour l’Humanité la deuxième phase de la crise européenne.  Lire la suite

Les mauvaises affaires des partenariats public-privé

Préambule : Ah ! La rationalité, l’efficacité et la belle transparence de l’entreprise privée en regard de la bureaucratie étatique ! Ce n’était pourtant pas très difficile à prévoir ! Jm BA

Lignes à grande vitesse, travaux du Grand Paris, centre hospitalier sud-francilien (Corbeil-Essonnes), rénovations de campus universitaires : pour financer les grandes infrastructures publiques, l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics sollicitent de plus en plus le secteur privé, dans le cadre de partenariats public-privé (PPP). Pour les entreprises privées appelées à participer, c’est la bonne affaire. En revanche, pour l’Etat, les collectivités locales et les contribuables, ce mode de financement constitue un piège, indique, lundi 9 janvier, Le Parisien. Lire la suite

Evolution du taux de croissance du PIB

Voici deux  graphiques proposés par Olivier Berruyer.

Les politiques keynésiennes — véritable substrat d’une réelle social-démocratie — avaient autorisé non seulement des taux de croissance de plus de 4% mais également un puissant développement socio-économique. Un peu avant ou après le milieu des années 70, elles sont abandonnées au profit des politiques monétaristes — Raymond Barre, en 1976 —. Celles-ci auront pour conséquences, des taux de croissance ridiculement bas, un chômage massif et une régression sociale. Lire la suite