Collectif – Nous ne voulons pas mourir dans les décombres du néolibéralisme !

Les systèmes tiennent souvent plus longtemps qu’on ne le pense, mais ils finissent par s’effondrer beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine. » En quelques mots, l’ancien chef économiste du Fonds monétaire international, Kenneth Rogoff, résume bien la situation de l’économie mondiale. Quant au gouverneur de la Banque d’Angleterre, il affirme que « la prochaine crise risque d’être plus grave que celle de 1930″… Lire la suite

Antoine Reverchon – Indépendants précaires & Hyperprécaires

 

Un vote surprise ? Un vote de crise, que tous les indicateurs sociaux à notre disposition avaient pourtant annoncé.

Entre septembre 2008 et février 2012, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis un an ou plus est passé de 980 000 à 1,6 million, la durée moyenne d’inscription des sortants du chômage est passée de 195 à 250 jours.

D’autres données sont plus anciennes ou partielles, signe que l’outil statistique n’est guère sollicité pour traiter l’urgence, mais la tendance est là. Entre 2008 et 2010, le taux de chômage des travailleurs non qualifiés est passé de 12,7 % à 16,1 %. Cette année-là, 8,2 millions de Français vivaient sous le seuil de pauvreté (60 % du salaire médian), 330 000 de plus qu’en 2007.

De 2002 à 2009, la population disposant de moins de 40 % du revenu médian a augmenté de 43 %. Entre 2010 et 2011, le nombre de personnes demandant de l’aide aux équipes du Secours catholique a augmenté de 45 %, etc. Lire la suite

Raphaël Kempf – Quand les socialistes libéraient la finance

 
Le candidat est lyrique et la pique fait mouche. Son « adversaire », son « véritable adversaire […] n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance ». En ce 22 janvier, au Bourget, François Hollande a prononcé le discours qui lui permettra peut-être d’emporter la bataille présidentielle. En s’attaquant à la finance, il se place aux côtés des nombreux Français qui espèrent que soit mis fin aux excès du capitalisme financier mondialisé.Il n’est pourtant pas sûr que cet adversaire soit vraiment anonyme. Il n’est pas évident qu’aucun parti ne soit à ses côtés pour lui permettre de croître. L’étude de l’histoire récente de la mondialisation montre au contraire que la finance a bénéficié de soutiens de poids. Sans des gouvernements, sans des autorités publiques détentrices du droit de promulguer des lois, la finance n’aurait pas pu se libéraliser. Et, pourrait-on ajouter, sans le choix fait par les socialistes français d’embrasser le capital, la finance n’aurait pas pu, pour reprendre les mots de François Hollande, prendre « le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies ».  Lire la suite