Christian Laval – Penser le néolibéralisme

Rien n’est plus urgent que de comprendre les ressorts de l’hégémonie acquise par les idées et les politiques inspirées du néolibéralisme dans les pays occidentaux. On sait que ceux qui refusent encore de faire de « l’économie de marché «, alias le capitalisme, l’horizon définitif de l’humanité, commettent, comme aurait dit Friedrich Hayek, « l’erreur de la raison « la plus dangereuse qui soit. Si on ne les met pas au bûcher, on les exile hors du « cercle de la raison« pour qu’ils ne puissent pas nuire à « l’ordre juste « du monde libre. Comme, à l’évidence, ces déraisonnables sont incapables de peser politiquement et semblent se complaire trop souvent dans un « antilibéralisme « incantatoire – ce qui n’est peut-être pas sans rapport avec leur impuissance politique relative –, « tout va bien «, du moins pour l’instant. L’on ne peut donc s’empêcher de penser qu’il y a bien ici une nécessité à satisfaire si l’on souhaite dévier le cours des choses : il faut de nouvelles armes théoriques pour lutter contre le poids des évidences et la force des pouvoirs qui les incarnent. Le paradoxe de la situation tient à ce que les analyses qui ont profondément renouvelé l’approche du phénomène néolibéral ont été, pour partie, produites il y a maintenant près d’une trentaine d’années par Michel Foucault, sans que les mouvements sociaux et les intellectuels qui leur sont liés n’en aient encore tiré tous les enseignements. Les choses sont peut-être en train de changer. Lire la suite

Eva Joly – Nous les métèques venus des 4 coins du monde pour faire France

Pour son dernier meeting, mercredi soir à Paris, au Cirque d’Hiver, Eva Joly a lâché ses coups contre «celle que je choisis de ne pas nommer parce qu’au fond elle est innommable». La candidate d’Europe Ecologie-Les Verts s’est livrée à une jolie tirade, pas dénuée d’humour, pour vanter la richesse de la France.

«A elle et ses partisans, je veux dire que nous sommes chez nous, nous les Françaises et les Français, les métèques venus des quatre coins du monde pour faire France. Nous les Bretons, les Polacks, les portos, nous les ritals et les espingouins, nous les youpins, les nègres, les bougnoules et les Norvégiennes ménopausées, nous sommes chez nous!». Gros succès auprès des 2.000 militants.

Christian Laval – La première victoire du Front de Gauche

D’ores et déjà le Front de gauche a gagné. Certes pas les élections, mais une existence. Ce qui pour le moment où nous sommes est l’essentiel. Exister, ici, c’est enfin pouvoir peser sur la vie politique et donner aux résistances et aux revendications des salariés et de la population un horizon politique qu’elles avaient perdu. Lire la suite