JM Ben Adeb – Notes sur le populisme

 

Ce texte a été posté sur un blog hébergé par Médiapart

La question du populisme qui encombre à nouveau l’espace médiatique n’apparaît pas avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon, ni même avec la victoire du Non au référendum sur la ratification du projet de Constitution européenne en 2005 qui permit de confondre dans les mêmes eaux sombres, les nationalistes et souverainistes avec les tenants d’une Europe sociale. En avril 1996, Serge Halimi lui consacrait un article très informé, Le populisme, voilà l’ennemi ! (1).

Il y rappelait l’existence du People’s Party. A sa convention de 1890, Mary Ellen Lease, une militante du Kansas, déclarait : «Wall Street possède le pays. Nous n’avons plus un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, mais un gouvernement de Wall Street, par Wall Street et pour Wall Street. Nos lois sont le produit d’un système qui pare les fripons d’une robe de juriste et qui habille l’honnêteté de guenilles. Le peuple est aux abois : que les limiers de l’argent qui nous harcèlent prennent garde» ; discours que ne désavoueraient sans doute pas des militants du mouvement Occupy Wall Street. Aux Etats-Unis, il y a une ancienne tradition populiste, et le terme n’est pas nécessairement connoté négativement. Après le discours sur l’état de l’Union — «Plus de dépenses dans l’Education, dans les infrastructures. Plus d’argent dans les projets énergétique verts. Plus d’aide pour les propriétaires victimes des subprimes. Moins d’impôts pour les entreprises de haute-technologie, pour celles qui se réinstallent en zones difficiles, qui ne font pas appel à une sous-traitance extérieure ou qui réhabilitent des constructions» (2)—, Ross Douthat, dans le New York Times, qualifia le président Obama de «Bully Populist». A la suite de quoi, Matt Taibbi s’interrogea dans Rolling Stone : «Is Obama’s ‘Economic Populism’ real ?» (3) Le Président et l’administration démocrate semblaient avoir entendu la protestation de l’Occupy Movement qui a touché de nombreuses villes américaines, mais conservant le pouvoir, mettront-ils réellement en oeuvre un «populisme économique» permettant d’y répondre, et si oui, à quel degré ou dans quel compromis avec Wall Street ? Pour Robert Scheer, il n’y avait pas d’ambiguïté, le «Obama’s Faux Populism Sounds Like Bill Clinton» ! (4)

Le People’s Party regroupait aussi bien des ouvriers que des employés, des fermiers que des petits entrepreneurs et commerçants. Et, plus de soixante ans avant l’abolition des lois ségrégationnistes, les populistes de l’Arkansas, parlaient déjà des «opprimés quelle que soit leur race» (5). Le courant populiste américain qui tentait de réunir la classe ouvrière et une partie significative des classes moyennes, ne remettait pas en question le capitalisme et les inégalités inhérentes. Il en dénonçait la version sauvage ou dérégulée dont résulte une invraisemblable concentration de la richesse produite. Ceci n’a pas pour seul effet d’accroître les inégalités sociales et de plonger dans la misère, les nouveaux surnuméraires. Ce dérèglement crée en outre, dans tout l’espace social, des plafonds de verre. A l’encontre de ce que proclament les thuriféraires du néolibéralisme, la principale conséquence de ce capitalisme sauvage n’est pas une «société ouverte» et une allocation optimale de ressources, mais une société sclérosée caractérisée par un incroyable gaspillage des ressources productives (bien au-delà de la seule question écologique). A tel point que pour Arundhati Roy, les Capitalism’s Real Gravediggers, les meilleurs fossoyeurs du capitalisme ne sont pas les prolétaires, mais les «capitalistes» eux-mêmes (6).

Selon Serge Halimi, ce populisme américain connaîtra son âge d’or avec le New Deal qui vit «la rencontre entre partis progressistes, ouvriers, paysans, employés, intellectuels et pouvoirs d’Etat». Cette séquence qui durera de 1932 à 1952, sera interrompue par le maccarthysme. «Derrière le cri ‘Vingt années de trahison !’, écrit Halimi, le sénateur républicain du Wisconsin (dénonça) (…) pêle-mêle l’Etat, les universités, les grands journaux, Hollywood, tous infestés de communistes, de décadents, d’ ‘anti-Américains’, d’ailleurs souvent juifs» (7). Aux côtés d’un populisme plutôt «progressiste», émergeait une nouvelle forme de populisme ouvertement réactionnaire. Après la séquence keynésienne de l’après-guerre, ce dernier populisme sera réactivé et puissamment développé d’abord comme base idéologique de la Révolution Conservatrice sous Reagan, puis comme ciment idéologique d’un pays mené au bord de l’implosion par les nouvelles politiques économiques. Une part de la force de ce populisme tient aux effets ravageurs d’une crise pluri-décennale. Une autre tient à un éloignement des Démocrates des couches populaires — principalement les blue collars — qu’ils représentent de moins en moins. En 1992, Bill Clinton déclarait (déjà) : «Il faut d’abord penser au peuple. Depuis plus de dix ans, les riches sont devenus plus riches pendant que ceux qui travaillent dur et respectent les lois ont été pénalisés. (…) Washington récompense ceux qui spéculent» (8). Mais Ross Perot d’expliquer que «les patrons américains ne s’en (souciaient) pas exagérément : ‘Ils se (disaient) : OK, les hommes politiques vont devoir nous rudoyer pour avoir l’air de populistes. Mais, une fois qu’ils sont élus, c’est à nous qu’ils appartiennent’» (9). Et cela n’a rien d’une vue de l’esprit puisque c’est Clinton qui parachève la dérégulation de la finance avec l’abolition du Glass-Steagall Act en 1999 (10). A l’image des sociaux-démocrates européens, les Démocrates vont dans un même mouvement, mettre en oeuvre une politique néolibérale sacrifiant leurs soutiens populaires traditionnels et dans le champ politique s’en éloigner. Associés plus que les Républicains au Big Government, leur abandon politique est aussi celui de l’Etat Fédéral dont les dépenses deviennent de plus en plus illégitimes. Appeler à la réduction des impôts dans un Etat qui a perdu toute capacité redistributive, attiser les sentiments contre une fonction publique pléthorique quand les institutions publiques, écoles et hôpitaux, sont délabrées, devient un jeu d’enfants pour les Républicains.

Avec une abstention très forte, la «grande» démocratie américaine est depuis longtemps une forme moderne de la démocratie censitaire. Et celle-là constitue le terreau de tous les populismes. Auto-mobilisation des franges défavorisées des campagnes et des petits villes avec le Tea-Party. Auto-mobilisations des franges urbaines défavorisées et des classes moyennes menacées avec le Occupy Movement. Manipulations par des politiques inscrits dans le «cercle de la raison» comme Bill Clinton en 1992 ou comme ces candidats à l’investiture républicaine qui en rajoutent dans les bottes western, les jeans et le Stetson ! Depuis le People’Party, la notion de «populisme» n’est-elle pas devenue définitivement obscure ? Comment qualifier du même mot de «populiste», aux Etats-Unis, le Tea-Party Movement et le Occupy Movement, en France, le Front National et le Front de Gauche ? Ou encore est-il intellectuellement honnête d’user et d’abuser de la polysémie d’un terme en prétendant savoir de quoi l’on parle ? De surcroît, au nom de quoi, réserver cette qualification aux forces politiques qui échappent au «cercle de la raison» des partis de gouvernement ? Lorsqu’un candidat à la Présidence de la République en avait appelé à «la France qui se lève tôt» et avouait qu’il «avait beaucoup souffert sur la Princesse de Clèves» était-il exempt de populisme ? Lorsque devenu chef de l’Etat, il qualifie, sans ironie, son principal opposant de «candidat du système», «des élites» et «des médias» (11), n’est-il pas étonnant que l’on ne s’interroge que sur l’efficacité électorale de cette sortie et non sur sa dimension … populiste ? Halimi écrit encore que quand « une épithète informe apposée au tout-venant — le Ku Klux Klan et M. Ross Perot, Arletty et Bruce Springsteen, les généraux Peron et Boulanger, Tolstoï et Frantz Fanon, l’historien humaniste Jules Michelet et M. Jean-Marie Le Pen… —, chacun devrait avoir compris la fonction idéologique de l’amalgame : dissimuler les vrais rapports de pouvoir en fabriquant une catégorie qui fait diversion, substituer l’étude d’analogies de style à l’analyse des clientèles sociales et des programmes» (12).

Le populisme est une notion politique faible ou relativement indéterminée qui va du fait de la multiplication de ses usages et mésusages, se nourrir d’elle-même, jusqu’à devenir un véritable standard politique. Dans un monde de la communication pour lequel ce standard a été produit ou avec lequel il est, dans sa superficialité, parfaitement homogène, il va permettre d’évaluer tous les discours politiques et d’établir, au besoin, des équivalences, même les plus improbables.

Sauf à s’aveugler, l’installation et la montée en puissance de partis d’extrême-droite en Occident fut concomitante de celles du néo-libéralisme. Là, où ce n’était pas le cas, les thèses extrémistes étaient portées par les courants durs des partis conservateurs. Dans les années 80, un chanteur — qu’est-ce qu’un chanteur ? — pouvait bien lancer un cri d’alarme — Serge Utge-Royo, Amis, dessous la cendre —, il n’y avait pas montée de partis proto-fascistes, mais de mouvements …populistes. Plus récemment, après la création d’un ministère de l’Identité Nationale, Patrick Chamoiseau pouvait bien écrire «De très vieilles ombres sont de retour et nous fixent sans trembler», mais qu’est-ce qu’un écrivain ? Véritable renoncement à dire ou déni, cet euphémisme était pour leurs auteurs, le nec plus ultra d’une pensée moins savante qu’experte qui savait ne pas tout confondre, les années 30 et notre actualité, et conséquemment éviter les amalgames ; ces mêmes experts qui, aujourd’hui, n’hésitent pas un instant, à décrypter dans la moindre attaque contre certains médias ou contre la financiarisation de l’économie, les symptômes «évidents» d’un populisme, voire d’un antisémitisme qui n’auraient rien à envier à celui de l’avant-guerre.

Cette qualification de populiste des mouvements proto-fascistes a eu deux effets politiques. Le premier est que ces mouvements ne relevant plus tant d’une extrême-droite que d’une «droite extrême» s’en sont trouvés ainsi banalisés. Refuges moins pour des ouvriers, des chômeurs ou des précaires que pour des individus appartenant aux classes moyennes déclassées ou dans la crainte d’un déclassement, ces partis se sont installés durablement dans le jeu politique. Ils ont eu le temps de peaufiner leur apparence. Leurs thèses, illustrées qu’elles étaient par la mise en oeuvre d’une régression sociale ou nourries par les conséquences socio-politiques de cette régression, ont eu le temps de diffuser bien au-delà des cercles de leurs militants et de leurs électeurs. Le second effet est plus indirect. Comme le rappelle Bruno Amable, le tournant de la rigueur de 1983 des socialistes ou l’abandon d’une politique de relance contre le chômage fut également un choix politique «privilégiant les classes moyennes et supérieures au détriment des classes populaires» (13). L’abaissement massif du «coût (social) du travail», la «réduction» ou le «partage» social du travail, jusqu’à la «décroissance», les classes populaires les vivent depuis plus de deux décennies. Une partie du maintien ou de la progression des revenus des classes moyennes a tenu moins à leur «travail» ou leur «capital culturel» qu’au sacrifice de ceux qui étaient déjà économiquement et socialement les plus défavorisés. Le «traitement social» de la crise dont les socialistes se firent une spécialité, consista à donner quelques miettes aux chômeurs et précaires jusqu’à ce que cette indigence elle-même devint un «fardeau insupportable» pour des classes moyennes qui auraient désormais «le sentiment de payer pour tout le monde». De plus en plus d’ouvriers, en toute logique, cessèrent de voter pour le Parti Socialiste, pour rejoindre majoritairement non pas le Front National, mais … le «parti» de l’abstention. Leur invisibilité sociale se doubla d’une inexistence politique. Lorsque Jean Marie Le Pen déclara que sa formation était devenue le «premier parti ouvrier» de France, rares furent ceux qui, comme Annie Collovald, dénoncèrent la caricature en s’appuyant sur des données statistiques. Mais d’une certaine manière, la sortie de Le Pen répondait à une demande sociale. L’échec de Jospin, la victoire du «Non» au référendum avaient enfin leur explication : des classes populaires aveuglées pour ne pas dire abruties, s’étaient jetées dans les bras du populisme. A la limite d’un mépris de classe, il fut considéré que ces milieux avaient eux-mêmes, plus ou moins scellé leur destin. Au printemps dernier, Terra Nova invita le Parti Socialiste à recomposer sa base électorale sur d’autres critères tenant compte d’une «France de demain, plus jeune, plus diverse, plus féminisée, culturellement progressiste, …» (14) dès lors que la classe ouvrière ne partageait plus … les «valeurs» de la Gauche. Au delà d’une certaine abjection compte-tenu des conditions de vie qui sont faites aux classes populaires depuis trois décennies, l’analyse de Terra Nova tient davantage du constat ou de la mise au jour que de l’analyse prospective, de la mise en mots ou en discours d’une pratique politique ancienne que de l’énoncé d’une «découverte». Concernant la prochaine élection présidentielle, Eric Maurin considère que «les classes moyennes ont un rôle d’arbitre qu’elles n’ont jamais eu avant» (15). L’abandon depuis plus de deux décennies des classes populaires et leur quasi-inexistence politique rend la proposition un peu surprenante. Sur la période, les élections ne se sont-elles pas toujours «jouées au centre» ? Ne s’est-il pas toujours agi de capter cette fraction des classes moyennes qui allait fournir les quelques pour cent discriminants ou victorieux ? La question semble donc être moins la nouveauté de ce rôle d’arbitre des classes moyennes, que celle des conséquences en grande partie inconnues de ce rôle dans un moment social distinct de ceux des élections précédentes. Le mot essentiel des partis inscrits dans le «cercle de la raison» est celui de «redéploiement» et pas seulement celui des budgets publics. TVA «sociale» ou réforme fiscale avec une extension de la CSG, la prémisse est la même : le «coût du travail». qu’il conviendrait d’abaisser. Chômage massif, précarisation, stagnation des salaires, …, depuis trente ans, le coût social du travail a déjà subi une régression sans précédent avec les résultats socio-économiques que l’on sait. Poursuivre dans cette voie, c’est donner des dimensions de plus en plus folles à la catastrophe. Mais à cela, les partis de gouvernement n’ont strictement rien à redire. Il ne leur reste plus alors qu’à modifier «localement» les effets d’une régression sociale en ‘redéployant’ les prélèvements fiscaux. Poursuivre le démantèlement des aides sociales de plus en plus indigentes sur le modèle allemand — réformes Hartz — et sur le modèle britannique ? Multiplier les niches fiscales, non seulement pour les très hauts revenus mais également pour les classes moyennes, quitte à augmenter les déficits publics ? Imposer davantage les revenus les plus élevés y compris les classes moyennes supérieures ? Revoir la fiscalité du patrimoine et de sa transmission ? Pour les partis inscrits dans le «cercle de la raison», la question est depuis au moins deux décennies : toutes choses étant égales par ailleurs ou en conservant l’ordre néo-libéral, quelle est la combinaison électorale gagnante ?

Dans sa relative indétermination, la notion de populisme est une arme idéologique qui permet de déqualifier par avance tout discours politique échappant à la doxa du «cercle de la raison». Cette accusation sera d’autant plus massive et récurrente que des membres des classes moyennes à leur tour menacées et d’autres des classes populaires pourraient ne plus voter «utile» ou se laisser attirer, dans une élection serrée, par un discours en partie hétérodoxe. Sur le schéma de ce que les Anglo-saxons appellent un «double-standard», l’accusation par les politiques du «cercle de la raison» sera d’autant plus violente qu’ils useront et abuseront eux-mêmes du populisme qui n’est alors que l’un des habits de la démagogie. Classes populaires privées de représentation politique, contournement de résultats défavorables à une consultation par la voie parlementaire. Président de la République élu avec les suffrages d’un tiers des inscrits qui nie toute légitimité à «la rue», la démocratie formelle est en pleine déliquescence. Le populisme n’est pas «un danger pour la démocratie», il est le symptôme d’une dégénérescence démocratique reconduite de consultation en consultation par les partis de gouvernement et leurs alliés. La démocratie formelle, les contre-pouvoirs qu’appelle de ses voeux Tzvetan Todorov (16) reposent sur un pacte social que les politiques néolibérales ont fait exploser. Sans pacte social, sans négociations entre les classes sociales, il n’y a pas d’intérêt général, mais seulement l’intérêt d’une caste qui pour avoir des allures d’intérêt général, doit en appeler à des supplétifs recrutés dans les diverses «multitudes» d’une société défaite et censées faire «peuple». En opposition à cet intérêt de caste défendu par le «cercle de la la raison», peuvent être définis, symétriquement à peu près n’importe quel autre «intérêt général» de n’importe quel «peuple» ou «nation» ou «ethnie» ou «classe». Il s’agit toujours d’agréger idéologiquement — d’où le rôle joué par les «valeurs» — ce qui est socialement défait.

Il y a trente ans, d’anciens marxistes qui avaient adressé à un capitalisme régulé ou keynésien, des critiques valant pour un capitalisme sauvage, ont, avec des «réformistes» d’une deuxième gauche, laissé faire ou accompagné la mise en place d’un capitalisme sauvage sous prétexte de «réalisme» ou de «pragmatisme». Ils se sont accordés du There Is No Alternative tatchérien. Le capitalisme sauvage a été produit, et pas seulement par des Milton Friedman ou des Hayek, comme capitalisme en général, dans un oubli du capitalisme régulé des Trente Glorieuses. Il y a là, une erreur historique majeure d’une grande partie de la Gauche. Au milieu des décombres, il faut sans doute, emprunter un chemin analogue à celui du Conseil National de la Résistance, afin de penser à nouveau, dans le cadre d’une alliance de classes, le redéploiement d’un Etat social et d’un capitalisme régulé qui n’a rien à voir avec un capitalisme «moralisé». Aujourd’hui, d’un côté, la social-démocratie européenne est au mieux une coquille vide et au pire, donne corps à la vieille dénomination de «sociaux-traîtres». D’un autre côté, une proclamation «anti-capitaliste» en continuant de donner vie à cette imposture intellectuelle qui a transformé un capitalisme sauvage en fin de l’Histoire, brouille les chemins de sortie. En d’autres termes, penser dans une alliance de classes, le projet politique d’une véritable social-démocratie autour d’un Etat social et d’un autre partage de la richesse produite pourrait s’avérer être la dernière … radicalité. Celle d’avant la catastrophe.

1. Serge Halimi – Le populisme, voilà l’ennemi – Monde Diplomatique, avril 1996

2. «More spending on education. More spending on infrastructure. More money for green energy projects. More assistance for homeowners who are underwater on their mortgages. More tax breaks for manufacturers – for high-tech manufacturers, for manufacturers who relocate to poor areas, for manufacturers who retrain workers, for manufacturers who don’t outsource jobs, for manufacturers who upgrade their buildings …» Ross Douthat – The Bullit Populist – Campaign Stops – New York Times, 25.01/2012

3. Matt Taibbi – «Is Obama’s ‘Economic Populism’ real ?» Rolling Stone, 27.01.2012 – posté sur Common Dreams

4. Robert Scheer – Obama’s faux populim sounds like Bill Clinton – Truthdig, Jan 26, 2012

5. Serge Halimi – id

6. Arundhati Roy – Capitalism’s Real Gravediggers, 19.01.2012  ; en version française

7. Serge Halimi – id.

8. Serge Halimi – id.

9. Serge halimi – id.

10. The Glass-Steagall Act, 1933

 11. Alexandre Lemarié – Hollande « candidat du système » selon Sarkozy – LeMonde.fr –  02.02.2012

12. cité par Serge Halimi – id.

13. Bruno Amable – L’interprétation du rêve (français) – Libération, 31.01.2012

14. Bruno Jeanbart, Olivier Ferrand, Romain Prudent – Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? – Terra Nova, 10/05/2010

15. Entretien avec Eric Maurin, Economiste, directeur d’études à l’EHESS – Libération, 12.01.2012

16. «Eviter que le pouvoir économique échappe à tout contrôle et limitation politiques, ce qui équivaudrait à renoncer à la souveraineté populaire. Admettre l’imperfection inhérente à tout ordre social, fait d’une pluralité d’intérêts, et donc renoncer à l’utopisme politique. On doit défendre une authentique démocratie libérale. On doit défendre l’État-Providence, avec ce qu’il a de mesuré, d’équilibré, dans un souci à la fois du bien commun et des libertés individuelles.» Tzvetan Todorov – «Poser des limites aux différents pouvoirs» – Entretien d’Antoine Perraud – Mediapart, 30.01.2012

 

 

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