Annie Collovald – Le mépris du peuple & l’analyse du vote FN

Préambule : Après l’arrivée au 2° tour de la présidentielle de 2002, de Jean-Marie Le Pen, s’est développé un très large consensus autour du « fait » que le FN serait devenu le « 1ier parti ouvrier ». Les sondages au sortir des urnes auraient donnés aux alentours de 30% du vote ouvrier en faveur de Le Pen. Puis ces chiffres furent revus à la baisse — autour de 20% —. Personne ou presque ne nota alors que dans la préférence pour le FN, les ouvriers étaient désormais dépassés par les commerçants-artisans et par les professions libérales. A fortiori, nul n’alla jusqu’à consulter les statistiques de la non-inscription sur les listes électorales — autour de 10-15 % — qui affectent majoritairement les milieux populaires ou celles de l’abstention qui est en réalité … le premier parti ouvrier. Dans les vidéos qui suivent, la sociologue Annie Collovald revient sur cette més-analyse et ses effets politiques. Jm Ben Adeb

Mépris du peuple et analyse du vote FN – Partie 1

Mépris du peuple et analyse du vote FN – Partie 2

Mépris du peuple et analyse du vote FN – Partie 3

Mépris du peuple et analyse du vote FN – Partie 4

 

C’est le Financial Times qui le dit …

Préambule : Ceux qui depuis trente ans n’ont eu de cesse d’expliquer la terrible complexité des phénomènes économiques, de la mondialisation ou de la construction européenne, bien au-delà de ce qu’il était possible d’attendre d’un « peuple » un rien obtus, font mine aujourd’hui, de s’inquiéter d’une montée du populisme. Populisme dont chacun devrait savoir qu’il met en danger la démocratie, bien plus que les taux d’abstention records des élections passées, bien plus que la reconnaissance de la légitimité d’un président élu avec … un tiers des inscrits ou que le contournement des résultats d’un référendum par la voie parlementaire.  Lire la suite

André Orléan « C’est le marché qui gouverne »

 

La politique ne se fait pas à la corbeille », lançait le général de Gaulle le 28 octobre 1966 quand la Bourse plongeait, après avoir exagérément monté, en 1962. L’économiste André Orléan, directeur de recherche au CNRS, rappelle cette formule pour montrer, dans un entretien au Monde, que le pouvoir politique est aujourd’hui assujetti aux décisions des marchés financiers. De la même façon, il trouve « disproportionné » l’affolement qui a suivi la dégradation de la note de la France par l’agence de notation Standard & Poor’s.

André Orléan, 61 ans, vient de recevoir le prestigieux prix Paul-Ricoeur pour son ouvrage L’Empire de la valeur. Refonder l’économie (Seuil, 2011). Il déploie dans ce livre une critique de fond des économistes « néoclassiques », qui veulent faire croire à l' »objectivité » des valeurs financières, quand lui décrit un système subjectif. Pour éviter les fausses évaluations, les crises et les krachs cycliques, mais aussi les politiques de rigueur imposées aux populations, André Orléan affirme qu’il faut repenser la notion de valeur, en comprendre les limites, redonner sa force au pouvoir politique.

C’est pour s’atteler à cette réflexion qu’André Orléan préside l’Association française d’économie politique (AFEP), qui milite pour le pluralisme dans l’enseignement et la recherche en économie. Il est aussi un des quatre signataires du Manifeste d’économistes atterrés (éd. Les liens qui libèrent, 2010), qui remettent en cause la politique de l’Union européenne dans le traitement de la dette souveraine. Le quatuor vient de publier aussi Changer d’économie ! Nos propositions pour 2012 (éd. Les liens qui libèrent). Lire la suite

Heidi Ewing & Rachel Grady – Dismantling Detroit

Préambule : Le fer, le cuivre et d’autres métaux étaient acheminés depuis le Upper Michigan. Le charbon provenait de Pennsylvanie. Detroit était une très grande ville industrielle. Dans les ruines de ses usines abandonnées, des « scrappers », des jeunes, avec des moyens de fortune et dans des conditions très dangereuses, récupèrent illégalement des métaux qui seront transportés … en Chine. Voici en lien, une vidéo proposée par le New York Times. Lire la suite

Jeff Madrick – How austerity is killing Europe

On the last day of 2011, a headline in The Wall Street Journal read: “Spain Misses Deficit Target, Sets Cuts.” The cruel forces of poor economic logic were at work to welcome in the new year. The European Union has become a vicious circle of burgeoning debt leading to radical austerity measures, which in turn further weaken economic conditions and result in calls for still more damaging cuts in government spending and higher taxes. The European debt crisis began with Greece, and that nation remains the European Union’s most stricken economy. But it has spread inexorably to Ireland, Portugal, Italy, and Spain, and even threatens France and possibly the UK. It need not have done so. Rarely do we get so stark an example of bad—arguably even perverse—economic thinking in action. Lire la suite

Arundhati Roy — Capitalism’s Real Gravediggers (v.o & v.f)

Is it a house or a home? A temple to the new India, or a warehouse for its ghosts? Ever since Antilla arrived on Altamount Road in Mumbai, exuding mystery and quiet menace, things have not been the same. “Here we are,” the friend who took me there said, “pay your respects to our new ruler.”

Antilla belongs to India’s richest man, Mukesh Ambani. I’d read about this, the most expensive dwelling ever built, the 27 floors, three helipads, nine lifts, hanging gardens, ballrooms, weather rooms, gymnasiums, six floors of parking, and the 600 servants. Nothing had prepared me for the vertical lawn – a soaring wall of grass attached to a vast metal grid. The grass was dry in patches, bits had fallen off in neat rectangles. Clearly, “trickle down” had not worked. Lire la suite

ATTAC – Rhône — La dette publique

ATTAC- Rhône a rassemblé des chiffres sur la dette publique pour apporter des éléments de réponse aux questions suivantes. Est-ce la Sécurité Sociale, les Collectivités Locales ou l’Etat qui est principalement responsable du montant de la dette ? Sont-ce les gouvernements de gauche ou les gouvernements de droite qui sont les plus responsables de la dette ? Est-ce l’augmentation des dépenses publiques ou la baisse des recettes publiques qui sont responsables de la dette publique ? Lire la suite