AlterNet: The Shocking, Graphic Data That Shows Exactly What Motivates the Occupy Movement

AlterNet: The Shocking, Graphic Data That Shows Exactly What Motivates the Occupy Movement.

Il y a plus de trente ans, la répartition des richesses étaient fortement inégalitaire. Mais ce caractère avait été considérablement atténué par un système d’impôt progressif et de redistribution. Il n’avait plus rien à voir avec ce qu’il avait pu être à d’autres époques. Durant les Trente Glorieuses, ce caractère inégalitaire atténué fondait, en pratique, un pacte social.

Depuis une trentaine d’années, le caractère inégalitaire de la répartition des richesses s’est considérablement accru. A la suite d’Income inequality in the United States, 1913-1998 de Thomas Piketty et d’Emmanuel Saez, publié en 2003 dans Quarterly journal of economics, la répartition des revenus est redevenue un sujet d’étude donnant lieu à de nombreux travaux et controverses — insuffisance de la seule prise en compte des salaires, revenus des ménages, … —. Dans l’article donné en lien et publié par AlterNet, apparaissent des graphiques illustrant un accroissement du caractère inégalitaire de la répartition des revenus durant les trois dernières décennies aux Etats-Unis.

Deux points saillants de cette évolution peuvent être rappelés.

Avec des décalages temporels selon les pays occidentaux, cette accentuation du caractère inégalitaire s’est d’abord réalisée aux dépens des plus … pauvres. Sur le même modèle, la suppression des aides accordées aux mères célibataires inaugure — cyniquement — une destruction systématique de l’Etat social.  Dans un second temps, cette accentuation du caractère inégalitaire affectera progressivement  les couches moyennes. Nous pourrions y trouver des raisons objectives à la montée de l’abstention chez les uns, et aux votes « raisonnables » des autres, sur la période.

Il semble me souvenir que l’explication avancée par Piketty et Saez à cet accroissement du caractère inégalitaire de la répartition des richesses aux USA, tenait principalement au fait que plus de 90% des gains de productivité étaient accaparés par une frange très étroite de la population. Des gains de productivité dont une partie aurait pu servir à combler tous les déficits sociaux, ou à laisser aux simples d’esprit, les prétendues causes démographiques ou purement quantitatives ou le type de causalité un rien bébête du style « vivant plus longtemps, il faudrait travailler plus tard ».

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